
Nintendo vient de remporter une bataille juridique contre le site d’hébergement 1fichier. Un point de plus pour la compagnie dans sa lutte contre le piratage.
Bon, soyons honnêtes. On connaît tous 1fichier et pas juste pour son logo. À l’époque où Uptobox existe encore, il est l’un des sites d’hébergement de fichiers les plus prisés. Et pour cause : il permet de télécharger à grande vitesse des fichiers de taille importante. Fatalement, les sites pratiquant le piratage s’en servent pour distribuer légalement films, musiques et bien sûr jeux vidéo. Les ROM de jeux Nintendo pullulent. Et si la justice a fini par avoir la peau d’Uptobox, 1Fichier lui a continué à exister. Mais de nouvelles mesures récentes changent la donne si bien que la plupart des fichiers pirates autrefois disponibles ne le sont plus désormais. Et histoire d’enfoncer le clou, l’hébergeur vient de perdre un procès contre un gros calibre de l’industrie du jeu vidéo : Nintendo.
En effet la Cour de Cassation en France vient de donner raison au constructeur. Le procès s’inscrit dans la croisade que mène Nintendo contre le piratage depuis un certain temps. Son arme principale : le fameux Digital Millennium Copyright Act (DMCA). Un genre d’arme atomique imparable qui lui donne raison jusqu’à présent dans tous ses procès. Celui-là même qui a vu la chute de Yuzu et Citra, les émulateurs Switch et 3DS. Ou encore la condamnation du pirate James « Archbox » Williams. Seul Garry’s Mod résiste sur Steam et persiste à balancer du contenu inspiré de chez Nintendo sur son Workshop malgré la gueulante de Mario.
Quant à 1fichier, détenu par l’entreprise Dstorage, celui-ci est coupable d’avoir hébergé des jeux Nintendo piratés. De plus, la Cour de Cassation estime que Dstorage n’a pas su répondre à une précédente injonction de justice lui ordonnant de retirer le contenu de Nintendo de son site. La décision confirme donc un premier verdict rendu au sein de la Cour d’appel, de Paris en 2023. Cette dernière condamnait 1fichier à une amende de 442 750€ à titres de dédommagement et 27 000€ de frais de justice. Nintendo de son côté s’estime satisfait du jugement. Et qu’accessoirement cette victoire aura un impact fort en France et en Europe. Reste à savoir si ce sera effectivement le cas.
Nouvelle prise de guerre pour Nintendo donc qui poursuit sa campagne anti-piratage avec son acharnement coutumier. La réputation du constructeur en matière de préservation de ses propriétés intellectuelles n’est plus à faire. Pour autant malgré cette victoire, la guerre reste encore à gagner. Le piratage a la vie dure et de nouvelles méthodes naissent régulièrement. Et si Nintendo se montre impitoyable au point parfois d’expédier ses victimes en prison, la détermination des pirates reste inchangée. La croisade continue donc.